Dangeau, situé aux confins de la Beauce et du Perche, sans appartenir au Dunois, recèle encore quelques traces qui nous permettent d'affirmer que l'homme y est présent depuis fort longtemps. Ainsi il n'est pas rare d'y trouver des objets, datant de l'âge de la pierre. A quelques centaines de mètres du bourg, non loin de l'Ozanne, se dresse un monument celtique, témoin du culte pratiqué dans l'antique forêt carnute par les Druides. Ces monuments sont encore nombreux dans la vallée de l'Ozanne. Cependant, ce sont les seuls vestiges de cette époque reculée, et les détails historiques en notre possession sont plus récents. Dangeau, appelé Danjolium, Dangeolum, était une châtellenie dépendant de l'abbaye des Saints-Pères de Chartres puisque rattachée à la Baronnie d' Alluyes, qui en 1050 fit partie des cinq baronnies du Perche-Gouët, du nom de Guillaume Gouët. La liste des seigneurs de Dangeau est longue, et nombre d'entre eux ne présentent plus qu'un intérêt purement généalogique, aussi nous citerons seulement les plus célèbres.
Enfin, le capital le plus important que le temps ait bien voulu nous laisser, est l'église. Dangeau, grâce à son église , est devenu un haut lieu de l' art roman . Le visiteur débouchant sur la place est surpris par l'importance de l'édifice que lui donne le caractère massif et imposant de l'art roman. Un large chevet surmonte trois absides, à l'ouest la façade s'élance toute droite et sans décor ; seulement percée de trois fenêtres et d'un portail en plein cintre à triple rouleaux, elle est divisée en larges bandes par les contreforts de la voûte que l'on retrouve également sur les côtés. Le flanc de l'église est agrémenté de deux pignons à crochets frisés datant de la fin du style flamboyant. Sur la place, un porche du XIX éme sert d'écrin à un portail roman dont les sculptures parfois mutilées sont impénétrables au profane ; elles représentent, en fait, le retour du Christ à la fin des temps. L'édifice est couvert en tuiles du pays, et l'on distingue bien les collatéraux de la nef grâce à un décalage important des toitures. Enfin, une flèche recouverte d'ardoises datant du XVIème ou fin XVéme siècle s'élance à 37 m. Si vous pénétrez dans ces murs appareillés de grisons et de silex du pays, vous serez tout de suite envahi par la puissance de recueillement que vous impose ce lieu de culte. En effet, le silence y est grand, la lumière mesurée, et le décor presque inexistant. C'est l'art roman tout entier qui s'impose au visiteur.
En 1064 , Herlebault de Dangeau, blessé à mort dans l'une de ces guerres entre vassaux si fréquentes à l'époque, prit l'habit monastique ; il choisit pour cela l'abbaye de Marmoutier près de Tours, à laquelle il fit don de sa terre de Dangeau et de la moitié de ses droits sur l'église. C'est sans doute ce qui amena les moines à Dangeau. De 1350 à 1479 , c'est la famille des Cholet, originaire d'Anjou (donna son nom à la ville de Cholet), qui posséda la Châtellenie de Dangeau. On retrouve encore l'écusson aux armes des Cholet au centre d'une voûte de l'église. En 1479 Marie Cholet, par son mariage avec Jeoffroy de Courcillon, fit passer la terre de Dangeau aux mains de la famille de Courcillon. Plusieurs générations de cette même famille se succédèrent et c'est en 1638 que naquit Philippe de Courcillon qui devint marquis de Dangeau. Personnage célèbre, surnommé Dangeau, il vécut essentiellement à la cour. Son journal, énorme manuscrit dans lequel il raconte les événements importants de chaque jour à la cour de Louis XIV, est aujourd'hui à la Bibliothèque Nationale. En effet, notre marquis fut un grand courtisan du roi-soleil et ses nombreux titres témoignent de son importance à la cour. En 1670 , il reçut la permission du roi de pénétrer à toute heure et en tous lieux près de sa Majesté. Il succéda à Scudéry à l'Académie Française, fit parti de l'Académie des Sciences, etc. On le décrit comme un redoutable joueur de reversi. Il attira souvent la jalousie de ses contemporains comme en témoignent les célèbres Mémoires du Duc de Saint-Simon. A sa mort, la châtellenie de Dangeau resta à la famille de Courcillon encore deux générations puis plusieurs noms se succédèrent jusqu' après la révolution. En 1722 , selon le souhait de son défunt mari, la marquise de Courcillon fonda à Dangeau un établissement destiné à recevoir les sœurs de Saint-Maurice, aujourd'hui Saint-Paul, l'une devait instruire les jeunes, l'autre soigner les malades.
Historique
L'arrivée des moines est un fait important dans l'histoire de Dangeau, car si le château a été détruit ( 1770 ), il nous reste l'église actuelle dont la construction remonte au XIème et XIIème siècles. En ce temps-là Dangeau était une petite ville fortifiée dont on retrouve encore des parties des murs d'enceinte et des fossés. Le château situé entre la rivière et l'église ressemblait à un manoir sans style comme on en trouve encore dans notre région ; les seuls vestiges sont le colombier qui porte la date de 1555 ; on peut le voir se refléter dans les eaux calmes de l' Ozanne en passant sur « Le Grand Pont » si l'on quitte le village en direction de Bonneval. Un autre bâtiment subsiste, c'est une construction assez importante, mais sans grand intérêt architectural ; on peut cependant y remarquer des voûtes en maçonnerie et l'accès à d'anciens souterrains ; elle est située au fond d'une ruelle face à l'église. La seule maison très ancienne du bourg est attribuée à la fin du règne de Charles VII ou début Louis XI, bordant la place, elle est encore très bien conservée, c'est l'ancienne Auberge du Cheval Blanc . On peut remarquer au dessus d'une porte des boiseries aux décorations très caractéristiques de l'époque. D'autres habitations à ossature en bois bordent la place : l'ancien relais de poste devenu Relais Saint-Jacques. Ces constructions datent probablement du XVIIème ou XVIIIème siècle. Sur la place, il y eut également une Halle près de la pierre au son où se tenait un marché le mardi et le vendredi. Notons que de 1790 à 1801 Dangeau fut Chef-lieu de canton de Bullou, Charonville, Gohory, Mézières, Logron, Montemont, Saint-Avit, Saumeray.
D'argent à la bande fuselée de gueules, surmontée d'un lion d'azur.
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